Le trouble du jeu vidéo reconnu comme maladie par l’O.M.S.

L’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S) a révisé la Classification internationale des maladies. Dans cette nouvelle classification apparaît une maladie liée aux usages numériques : Le Trouble du Jeu Vidéo (Gaming Disorder).

Le trouble du jeu vidéo est caractérisé par un mode de comportement de jeu (“jeu numérique” ou “jeu vidéo”), qui peut être en ligne ou hors-ligne, persistant ou régulier, qui se manifeste par :

  • une perte de contrôle sur l’utilisation jeu (le temps qu’on consacre au jeu, le lieu où l’on joue, l’importance qu’on donne au jeu, réduction du temps de sommeil) ;
  • une priorité accrue accordée au jeu dans la mesure où celui-ci l’emporte sur les autres intérêts dans la vie et activités quotidiennes (sorties entre amis, loisirs, repas en famille, etc…)
  • la poursuite du jeu malgré des effets négatifs sur la vie quotidienne.

Le mode de comportement est suffisamment sévère pour entraîner une altération importante du fonctionnement personnel, familial, social, éducatif, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

Le trouble du jeu vidéo se caractérise donc par une perte de contrôle sur le jeu, une priorité accrue accordée au jeu, au point que celui-ci prenne le pas sur les autres centres d’intérêt et activités quotidiennes, et par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables.

Pour que ce trouble soit diagnostiqué en tant que tel cette perte de contrôle doit se manifester clairement sur une période d’au moins 12 mois.

Les actions de prévention en Corse

En 2017, le CRIJ Corse a proposé des animations de sensibilisation évoquant les comportements problématiques liés à l’usage des technologies de communication et de loisirs. 132 animations ont concerné 2 660 jeunes sur tout le territoire insulaire. Un questionnaire a été distribué durant ces animations pour mieux comprendre les usages numériques de ces jeunes. Dans les données qui ont été recueillies on notera que 68% des personnes interrogées déclarent jouer aux jeux vidéos (87,7% d’hommes contre 44,5% de femmes). Concernant les usages problématiques on retiendra que 26,7% des jeunes constatent que les jeux vidéos réduisent leurs temps de sommeil. Ils sont également 16,5% à avoir sauter un repas pour pouvoir jouer davantage. 49% des jeunes sensibilisés pensent avoir appris quelque chose en bénéficiant de ces animations.

Pour en savoir plus :

Tout ce que vous devez savoir sur le trouble du jeu vidéo publié par l’O.M.S
Un dossier complet sur les usages numériques problématiques proposé par le fil santé jeune